Dans ma pratique d’accompagnante psycho-picturale, je travaille avec un médium ancien, né au XVIIᵉ siècle en France :le https://boitedeblan.com/initiation-au-glacis/glacis (huile et bière).
Un médium lent, vivant, imprévisible. C’est un outil de créativité et développement personnel né de la rencontre entre une technique ancienne et l’imprévu.
C’est précisément cette imprévisibilité qui a donné naissance à un outil central de mon accompagnement : le Carnet d’accidents jubilatoires, aujourd’hui déposé à l’INPI.

1. Créativité et développement personnel : pourquoi ce carnet ?
J’ai créé le Carnet d’accidents jubilatoires à partir d’un constat simple :
nous passons une grande partie de notre vie à éviter l’erreur, à corriger, à maîtriser, à lisser.
Or, dans l’atelier comme dans la vie, ce sont souvent les “ratés”, les débordements, les accidents qui ouvrent de nouvelles voies.
J’avais besoin d’un espace sécurisé, tangible, où ces accidents ne seraient plus vécus comme des échecs, mais comme des matières premières.
Ce carnet est devenu un lieu d’accueil : un espace où l’on peut déposer, observer et transformer ce qui survient sans l’avoir prévu.
2. Pourquoi le mot « accident » libère
Le mot accident est souvent chargé négativement.
Dans mon travail, je le réhabilite.
Un accident, c’est ce qui arrive quand le contrôle lâche. C’est le moment où quelque chose de plus grand que notre volonté peut émerger.
En l’inscrivant noir sur blanc dans un carnet dédié, l’accident cesse d’être une faute. Il devient une autorisation : celle d’explorer, de rater, de recommencer, de se surprendre.
Et lorsqu’il est qualifié de jubilatoire, il change encore de nature :
il devient source de joie, de mouvement, d’élan.
3. Comment l’accident révèle la créativité propre à chacun
La créativité n’est pas un talent réservé à quelques-uns.
C’est une capacité vivante, souvent enfouie sous la peur de mal faire. Jean-François Vézina, dans son livre Danser avec le chaos*, explore cette même idée : l’imprévu comme source de vitalité créatrice.
Grâce au Carnet d’accidents jubilatoires, l’attention se déplace :
on ne cherche plus à produire “quelque chose de beau” ou de juste, on observe ce qui émerge quand on accepte de ne pas savoir.
Dans le travail avec le glacis, l’accident est inévitable : une coulure, une transparence inattendue, une réaction chimique imprévue. Le glacis invite à unerencontre lente avec la matière et avec soi.
Ces accidents deviennent des révélateurs : ils révèlent des paysages intérieurs, des émotions, des ressources insoupçonnées.
Peu à peu, les personnes accompagnées reprennent confiance en leur propre élan créatif — bien au-delà de l’atelier.
4. Comment ce carnet s’intègre dans un parcours plus long
Le Carnet d’accidents jubilatoires n’est pas un outil isolé. Il s’inscrit dans un parcours d’accompagnement au long cours, où la pratique picturale devient un espace d’exploration intérieure.
Ce n’est pas un carnet de performance. C’est un carnet de présence à soi.
Un outil exclusif, né de la rencontre entre un médium ancien et des enjeux profondément contemporains : réconcilier création, vulnérabilité et joie d’être en processus.


Depuis quelques années, les publications sur l’alchimie se multiplient. C’est réjouissant, car cette discipline longtemps délaissée retrouve enfin le lumière à un moment où notre monde en manque cruellement. Mais c’est aussi préoccupant : à force d’être simplifiée ou détournée, elle risque de devenir une mode de plus, un ensemble de croyances plus ou moins floues, transformées en produit marketing. Voici donc mon point de vue sur cette pratique à la fois philosophique et expérimentale qui, malgré les caricatures et un folklore parfois envahissant, demeure une des sources majeures de la culture occidentale.






Sauf que malgré le blé planté dans la couche pictural, à son grand désespoir, le champ n’avait pas poussé. Et que derrière ce constat, une montagne de frustration, une souffrance à peine avouable, risquait de faire jaillir un torrent de larmes. Pas de champ de blé : malgré tout son amour, son élan généreux et son désir immense. Le peintre est un sorcier. Il possède les recettes magiques pour faire d’un désir un objet qui existe : le tableau. Mais l’apprentissage de cette sorcellerie connait bien des embuches. Le glacis, potion magique par excellence, bien qu’il ne soit pas l’unique solution à cette intéressante recherche, propose de formidables pistes. Car, outre sa marge accidentelle, qui nous oblige au delà de notre volonté à voir véritablement ce qui se cache sous nos désirs, il permet le travail en négatif. Le travail en négatif, c’est l’art de peindre sans peinture. Certaines brosses ne trempent d’ailleurs jamais leurs poils dans le glacis ou dans la palette (voir l’article sur









