Une option possible : la vente aux enchères

La vente aux enchères au profit d’une ou plusieurs œuvres caritatives, est une opération de communication atypique dont les implications sont immédiates et profondes. Une remise en perspectives des acteurs et de leurs missions.

 

 

 

 

 

L’entreprise est une entité reliée, appartenant au delà de ses collaborateurs et de sa structure propre, à un environnement avec lequel elle est, en permanence en interaction. Le pays, la région, la ville où elle est implantée mènent une politique dans laquelle, inévitablement, elle est impliquée. Ses clients, ses fournisseurs, ses concurrents agissent par rapport à ce qu’elle engage elle-même. L’entreprise est à concevoir comme une structure doublement systémique, interne et externe.

Dans un tel contexte, une équipe qui n’aurait de vision du groupe que celle se trouvant à l’intérieur des locaux serait à l’image d’un homme souffrant d’une grave déficience visuelle.

C’est pourquoi, parfois, il est intéressant d’ouvrir le Processus Créatif sur l’extérieur, de permettre à une équipe d’élargir sa vision. Parallèlement c’est aussi l’occasion pour la société civile de découvrir les hommes qui travaillent dans l’entreprise, d’en humaniser l’image extérieure, de surprendre avec une approche décalée à forte valeur ajoutée.

Deux aspects semblent dans un tel cas de figure pertinents à prendre en compte :

– Le chèque récupéré par l’œuvre caritative aura un impact réel et non virtuel sur la vie d’autres êtres humains. Les séminaires souvent attendus par des équipes un peu blasées comme une moment de pause sans trop de conséquences prennent un tout autre sens.

– Les participants eux-mêmes ont tendance à surenchérir afin d’acquérir une œuvre qu’ils aiment particulièrement et dont ils sont légitimement fiers. C’est un fait trop rare pour ne pas être souligné : ils paient pour ramener chez eux une part de ce qu’ils ont produit en contexte professionnel, réduisant ainsi notablement la frontière entre les aspects professionnels et personnels de leur vie (la fameuse zone 2 de la fenêtre de Johari).

En fonction des missions ou des mutations que l’entreprise engage, un dispositif de ce type marque souvent profondément les esprits.

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