La fenêtre de Johari : pour comprendre

La fenêtre de Johari est un modèle créé en 1955 par deux sociologues, Joseph Luft et Harry Ingham. Je la dois, pour ma part, à Valérie Besombes avec laquelle j’interviens à l’Université de Paris-Dauphine et en entreprises. Elle présente les zones de perceptions de soi et des autres dans le contexte professionnel.

La zone 1, dite « Zone Publique », représente ce que vous savez de vous et que les autres connaissent aussi. La « Zone Cachée », représente ce que vous ne voulez pas partager dans votre cadre professionnel qui est relatif à votre vie privée. Si vous en connaissez le contenu, les autres l’ignorent. Le zone 3, « Zone aveugle », est ce que vous ignorez de vous mais que les autres (certains ou tous) connaissent.

D’après Luft et Ingham il est indispensable pour travailler avec plus d’agilité, de plaisir et de performance, d’ouvrir le plus possible la zone publique sur les 3 autres zones. Avec pour bénéfice pour tous les interlocuteur de travailler dans la convivialité, la confiance et en sécurité.

Reste que si, avec l’accord des collaborateur et des outils de coaching, il est possible d’ouvrir les zones 2 et 3, la 4ème zone, dite « Zone Inconnue », semble difficilement accessible. Pourtant c’est dans cette zone 4 que se cache les plus grands potentiels de l’entreprise pour assurer ses missions et sa pérennité: talents non découverts, ressources inexploitées…

L’entreprise, tant qu’elle n’est ni dans l’urgence, ni en danger, ni dans la recherche du sens, a tendance à penser qu’y aller est une perte de temps au mieux, une chimère irrationnelle au pire. Pourtant depuis quelques années, le monde professionnel réalise qu’il n’est plus possible poursuivre un chemin de croissance sans remettre les hommes qui la composent au cœur de sa dynamique. Ces entreprises tendent à devenir des Entreprises Apprenantes. Elles grandissent en faisant grandir leurs collaborateurs, qui, du coup, se sentant reconnus et intéressants s’impliquent volontiers dans la performance, même lorsque l’entreprise traverse une crise.

Engager un processus créatif en Team Building permet de découvrir ensemble ces ressources insoupçonnées qui tendent à amener l’entreprise vers l’Intelligence Collective, cette capacité à développer au delà de la personnalité de ceux qui la compose une action cohérente, réactive et créative. A l’image d’un banc de poisson évitant un obstacle pour mieux se recomposer, la vitesse s’allie à la performance pour permettre à l’entreprise une plus grande agilité.

Des questions? Vous pouvez me contacter en cliquant ici