Séminaire Créativité de l’Université Paris-Dauphine : 7ème édition

Pour la septième année consécutive, le printemps amène avec lui les étudiants de Paris-Dauphine, Master II Marketing et Stratégie . Un grand moment pour chaque promotion, perturbée d’abord puis enthousiaste par ce passage dans l’atelier dont ils ne comprennent pas immédiatement le sens…

 

Un séminaire en co-animation

Valérie en plein debrief sur les postures

 

 

 

 

Chaque année, le séminaire évolue. Chaque promotion réinterrogeant les enjeux de ce moment particulier. Ceux qui la composent, déjà partiellement en entreprise, tous prêts à rentrer de plain-pied dans le marché du travail, expriment un peu plus clairement chaque année une véritable inquiétude à l’idée d’y trouver leur place. Du processus créatif, qui en était le propos au début , j’en suis arrivée l’année dernière à insister sur l’Intelligence collective. Cette année, nous co-animions, Valérie Besombes et moi, pour mieux répondre encore à ce gap entre la vie étudiante et l’entreprise. Valérie est une ancienne RH, aujourd’hui coach spécialisée dans la gestion des talents. Elle apporte dans l’atelier un regard sur la posture en groupe et des outils pour débriefer l’expérience picturale.

Vivre d’abord, comprendre et analyser après

 

 

 

 

A l’inverse d’un cours, les étudiants étaient invités à vivre, dans ce lieu totalement décalé par rapport à leur quotidien, une expérience pratique avant de songer à en analyser les apports théoriques transposables en entreprise. L’occasion de casser des idées reçues, de se voir agir et de regarder agir les autres, de prendre conscience de ses croyances limitantes et de les dépasser sans plus tarder. Une meilleure intelligence du groupe : de soi et des autres, de soi avec les autres. Comment être ensemble sans prendre le pouvoir ou s’effacer? Comment arriver dans une entreprise lorsque l’on a 20-25 ans avec des compétences réelles mais pas d’expertise dans la relation? Comment trouver sa place? Comment se nourrir de l’apport des autres? Autant de questions brûlantes pour eux que l’expérience glacis avec moi a pointé avant que Valérie n’en apporte le décryptage.

Laisser la parole à chacun

Marine expose

 

 

 

 

Ygual a trouvé que le processus était « hyper cadré » et ça l’a surpris. Il l’a vécu comme une contrainte dans un premier temps avant de réaliser que c’était plus cool d’être tous d’accord sur les règles du jeu. Roxane rebondit sur son propos en constatant que le cadre est, finalement, porteur de liberté. Thomas constate une cohérence entre ce qu’il vit en entreprise et la proposition de l’atelier. Ça renforce chez lui l’idée que la prise de recul est « hyper-importante ». Camille a aimé réfléchir autrement. Marine a été frappé par la tolérance qui s’est développée à mesure que l’atelier se déroulait. Clément, bon joueur, a apprécié de ne pas savoir où nous le menions avec nos expériences mais n’a pas été déçu du résultat. Farah dit que le sujet est « hyper abstrait » sur le papier et que c’est, finalement, le truc le plus frappant qu’elle ai vécu pendant ces deux dernières années d’étude. Corentin est troublé de se découvrir plus créatif qu’il ne l’imaginait.  Antoine de découvrir que tout le monde a un talent si on lui en donne les moyens. Yolaine que dans les situations difficiles il existe des outils… Etc.

Tous ont « hyper aimé » travailler dans la bienveillance. Cette indispensable posture …