Camif Matelsom et le Glacis

Tête de GlacisMeeting stratégique et créatif avec Arthusa en ce début d’automne dans un cadre exceptionnel, avec une équipe exceptionnelle. C’est dire que le glacis en entreprise, loin d’être un pis aller pour tenir mes pinceaux, est véritablement une source d’inspiration, de partage et de co-construction.

 

 

Camif Matelsom, une entreprise extraordinaire

A l’origine, Matelsom, une startup créée dans les années 90, ultra-parisienne, boostée par l’énergie de son tout jeune fondateur se développe si bien qu’elle rachète, il y a 5 ans, la Camif, une quasi institution, spécialisée dans la vente par correspondance, installée en province. C’est l’histoire de la souris qui a mangé un dinosaure… Beurp! Digestion plus ou moins délicate n’était l’esprit facétieux et joueur de son dirigeant et son gout prononcé pour les démarches décalées.

Jeunes, moins jeunes, anciens de la grosse structure ou « startupiens », voilà ce joyeux monde qui débarque dans l’atelier, la semaine dernière. But de la manœuvre : faire une expo de peinture toutes mains confondues, vivre concrètement le pari de l’intelligence collective, jouer de l’hétérogénéité pour plus de créativité.

La Camif en grande tenue

Une appropriation créative

Avant même que les pinceaux ne leur tombent dans les mains, ça pétillait déjà. Ils avaient travaillé la matinée sur les prédominances comportementales. Prise de conscience et mise en mots de leur joyeuse disparité. Ambiance joueuse dans l’atelier. Absorption immédiate de la philosophie et des mots du glacis (tout en n’hésitant pas à en inventer d’autres). Les voilà qui « deltatisent », « féeclochettisent », « ouvrent leurs ailes » à tout va. Démarrage de la phase de lâcher-prise

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Les grands panneaux blancs se couvrent des giclures multicolores : exclamations, éclats de rire, prises de recul, propositions et commentaires des uns et des autres. On passe outre la croyance que les autres vont détruire ce que nous avons fait, ou qu’il n’est pas respectueux de retravailler sur ce qu’ils ont fait. Bien au contraire ! Le mélange réjouit et surprend, amène de nouvelles idées. Copier un geste qui a été expérimenté par un autre devient de la co-création. Et comme, avec le glacis, on n’obtient jamais la même chose, on en apprend et comprend sans cesse plus.

Les bonnes personnes, au bon endroit, au bon moment

Mais le cadeau est véritablement, et doublement, arrivé le lendemain, lorsque, levée aux aurores, toute l’équipe s’est retrouvée à prendre un bateau pour accoster sur l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux pour la phase d’exploitation. Nous étions accueilli dans une résidence ultra-moderne, « La maison », transformée en lieu à part de meeting, séminaire et d’exposition. Béton brossé, bois brut, larges baies vitrées. Maison entre lumière et rivière, dont la terrasse s’est transformée en piscine pour un débriefing de fin de journée les pieds dans l’eau. Mais je vais trop vite…

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Il y a, bien sur, la sensation d’être incroyablement privilégiée de vivre, même quelques heures, dans un pareil lieu. Mais, surtout de vivre le moment exceptionnel d’une rencontre entre un lieu, ses visiteurs et le glacis. Quelques heures de grâce où tout est merveilleusement à sa place et cohérent. Un lieu magique au bord de l’eau, une équipe fluide et le glacis qui témoigne des uns et des autres, admirablement mis en valeur dans cet écrin.

Bref, petite exposition très privée et cependant très généreuse. A l’image de ce codir hors du commun. Et pour le peintre que je suis, le bonheur de revenir dans mon atelier le cœur en fête et l’envie de peindre plus affolante encore.